Production minière en Afrique de l’Ouest : 16,2 tonnes d’or extraites en 2020 au Sénégal (Bceao)

Au moment où tous les regards étaient tournés vers la Covid-19 et les dégâts qu’elle continue de semer dans le monde, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) elle, rendait public son rapport annuel pour l’année 2020.
Dans ce document de 105 pages, y sont mentionnées les données disponibles sur les activités extractives au cours de l’année écoulée. Des données qui indiquent une bonne tenue des productions d’or, d’uranium et de phosphate. En revanche, celle de pétrole est en baisse, a indiqué la Bceao dans son rapport parvenu à SUNUGOX, ce mardi 1er juin 2021.
 
Il est apparu, dans ce rapport annuel présentant les activités et réalisations de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) que 183 tonnes 246 kg d’or ont été extraites dans l’Union en 2020. Une hausse de 7,5% par rapport à 2019 après une progression marquée de 10,0% en 2019, a révélé ce rapport rendu public le 20 mai 2021. Relativement aux détails de ces exploitations minières, mention a été faite des quantités d’or produites durant l’année dernière et qui sont estimées à 62 tonnes 138 kg au Burkina Faso ; 33 tonnes 500 kg en Côte d’Ivoire ; 16 tonnes 237 kg au Sénégal ; 71 tonnes 237 kg au Mali et 134 kg au Niger.
 
Pour avoir une idée de la valeur actuelle de ces tonnes extraites au Sénégal, le Comptoir national de l’or qui dit être le leader français de l’achat et de la vente de ce métal précieux, estime, à ce jour, le prix d’un lingot (1 kg) à 50 350 euros (soit 33 millions 27 450 F Cfa). Ce qui revient à dire que de l’or d’une valeur de 536 milliards 266 millions 705 mille 650 F Cfa a été extrait en 2020 au Sénégal.
 
La production des phosphates a également connu une tendance haussière de l’ordre de 23,5%, en ressortant à 2 970 345 tonnes en 2020. Et ce, sous l’effet de la progression de 87,8% de l’offre du Togo, évaluée à 1.321.345 tonnes, atténuée par le fléchissement de 3,1% de celle du Sénégal. La Bceao qui a publié ce rapport annuel 2020, a expliqué cette par une évolution consécutive à l’accroissement de la production au Burkina Faso (+10,8%) ; en Côte d’Ivoire (+2,9%); au Sénégal (+1,0%) et au Mali (+6,7%), atténué par le repli de celle du Niger (-88,9%).
 
La quantité d’or tirée du sous-sol sénégalais en 2020 estimée à 536 milliards F Cfa
 
Parlant de la production d’uranium, ladite institution bancaire, dans son rapport annuel 2020, a souligné qu’elle est ‘’en très légère hausse de 0,3%, ressortant à 2.991 tonnes en 2020 contre 2.981 tonnes en 2019, du fait d’une baisse de la production de la Somair, consécutive aux conditions défavorables du marché international. En revanche, les extractions de pétrole brut ont connu une diminution de 13,9%, du fait du repli de 18,3% et 5,1% des offres respectives de la Côte d’Ivoire et du Niger.
 
Au chapitre de la Production industrielle dans l’Uemoa, il a été noté une ‘’progression modérée de 1,3% en 2020 après une réalisation de 6,5% un an auparavant. Cette décélération est imprimée par le recul de 3,9% de la production dans les industries du secteur de l’alimentation, en rapport avec une contraction de leurs capacités de production et la perturbation des circuits de distribution. Elle a été atténuée par un accroissement de la production dans l’industrie extractive (+8,1% contre -1,5%)’’.
 
 
Le chiffre d’affaires du commerce de détail dans l’Uemoa a connu une baisse de 5,9% en moyenne en 2020 contre une hausse de 2,5% l’année précédente. Cette décrue est observée dans le commerce des biens alimentaires (-13,8% contre -3,8%), d’articles d’habillement (-13,3% contre +14,5%) et des produits pétroliers (-7,3% contre 4,2%), renseigne toujours le rapport annuel 2020 de la Bceao.
 
Quant au chiffre d’affaires des autres commerces, poursuit toujours le document, il a enregistré une baisse de 1,4% par rapport à son niveau de l’année précédente. L’indicateur du chiffre d’affaires dans les services marchands (hors services financiers) est ressorti en baisse de 0,6% en 2020 contre une hausse de 2,8% en 2019. Cette évolution s’explique essentiellement par le repli du chiffre d’affaires dans les services de transport, d’hébergement et de restauration, en rapport notamment avec la fermeture des complexes hôteliers.

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