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KOLDA : la sodefitex reprend du service après la période de pause.

Après être menacée de fermeture il y’a quelque temps, l’usine d’égrenage du coton de la sodefitex à Kolda a repris du service. Les activités ont repris à partir du trois janvier 2022 avec à ce jour 545 tonnes de coton égrenées. Ce sont des travailleurs à pied d’œuvre que nous avons rencontrés dans l’usine qui se réjouissent de cette reprise. Ils soutiennent que « leur emploi et leur famille ont été sauvés grâce à l’intervention de l’État » même s’il reste beaucoup à faire. Les camions continuent de déverser le coton en provenance des zones de production.  

D’après M Fall responsable de la logistique et de la production « il faut sauver l’usine pour pérenniser les emplois mais également réorienter la politique cotonnière. L’année passée, on était à 1900 tonnes et cette année nous attendons une quantité autour de 2400 tonnes. Nous constatons que la production est en train d’augmenter. Mais, il faudrait une production de 5000 ou 6000 tonnes par an pour sauver l’usine. » 

Il faut rappeler qu’actuellement vue la situation de l’usine, il n’y a qu’un « chef de car » à la place d’un directeur. Et d’après ce dernier, il n’y a que trois emplois permanents, 55 saisonniers avec une vingtaine de journaliers. Toutes les machines tournent à plein régime dans un bruit assourdissant. Et dans ce pêle-mêle, les ouvriers déchargent, arrangent les mottes de coton sorties des machines. C’est un important lot de cotons encastrés dans des sacs en bleu qui jonchent l’enceinte des lieux. 

Un employé du pont-bascule gardant l’anonymat de préciser « nous saluons la reprise des activités avec la menace de fermeture de l’usine. Et avec le coup de pouce de l’État via le ministère de l’agriculture, nos emplois sont sauvés. Nous sommes conscients de la réduction de la production cotonnière. Au passage nous remercions le ministre de l’agriculture Moussa Baldé pour son implication, son humanisme pour la sauvegarde des acquis de la sodefitex… » 

Tous les travailleurs rencontrés à l’intérieur comme à l’extérieur affichent un sourire à cause de la reprise des activités. D’ailleurs, même les occupants du petit commerce de proximité que nous avons interrogés ont poussé « un ouf de soulagement ». Si l’usine était fermée, ce serait tout une économie qui serait ruinée après tant d’années d’efforts. 

Madou DIALLO

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