Impacte du covid-19: la DER/FJ vole au secours des filieres anacarde et horticole.(Communiqué)

Impacte du covid-19: la DER/FJ vole au secours des filieres anacarde et horticole.

Les effets de la crise du COVID 19 vont bien au-delà du secteur de la santé et touchent de plein fouet les autres secteurs névralgiques de notre pays. En effet, les restrictions sur les déplacements et les rassemblements, nécessaires pour assurer le ralentissement de la propagation du virus dans notre pays ont un impact non négligeable sur notre économie et renforcent l’Etat dans son rôle d’accompagnateur du secteur privé. Ainsi, depuis le début de la crise et conformément à ses missions, la DER/FJ a  pris une batterie de mesures visant à alléger les impacts sur ses bénéficiaires. Celles-ci sont :  Le report des échéances des crédits octroyés pour 3 mois renouvelables ;  Un financement supplémentaire dénommé « prêt COVID DER » pour la  prise en charge des besoins en fonds de roulement des entrepreneurs et entreprises pour un montant total de 1,5 Milliards à un taux 0% pour prendre en charge les charges d’exploitation. Cela permet de préserver les emplois et répondre aux instructions du Chef de l’Etat visant à éviter au maximum de mettre les ressources humaines au chômage technique ;  Un appui particulier aux startuppers du numérique qui, en sus du report  des échéances pour les bénéficiaires, ont eu un appui destiné à une  nouvelle cohorte dénommée la « fabrique des startuppers » qui est un fonds d’incubation et de financement pour un montant de 190 Millions FCFA ; Financement de l’open innovation au service de la lutte contre le COVID 19 : Conceptech, incubée par l’ESP qui conçoit des distributeurs de gels hydroalcooliques sans contacts physique, Khalifa Sidibé pour des lavoirs locaux sans contact physique, entre autres. Financement par la DER du projet « 10 Millions de masques » avec une contribution de 1 Milliard de FCFA avec le Ministère de l’Industrie, celui du Commerce et celui de la santé. Ce projet permet d’adresser plusieurs problématiques, non seulement l’approvisionnement des sénégalais en masques aux normes (NS 14-15), à des prix accessibles pour protéger les populations, freiner la propagation mais aussi maintenir les tailleurs en activités et ce sur l’ensemble du territoire national en cette période qui normalement devait être la saison haute pour eux avec la korité qui approche. Les premiers masques doivent  être mis en distribution d’ici la semaine prochaine. 

FOCUS SUR LA SIGNATURE DU JOUR 
Au-delà des mesures énumérées plus tôt, nous avons aussi pris des mesures à l’endroit des TPE/PME hors portefeuille DER avec un accent particulier sur les secteurs les plus affectés (restauration, artisanat, services) mais aussi ceux devant garantir un approvisionnement de notre marché en produits alimentaires (agriculture, élevage). Ainsi, nous sommes réunis pour signer des conventions de financement pour la filière anacarde dont la campagne est menacée dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. L’Asie étant le premier marché d’exportations pour ces produits est en confinement (Inde, Malaisie, Thaïlande…). Avec nos partenaires la BNDE, le PAMECAS, le CMS que nous remercions vivement, nous injecterons près de 6 Milliards FCFA pour la production, la récolte, la transformation et l’exportation de la noix de cajou. Ce programme impactera des milliers de personnes dans les 3 régions. La DER se concerte avec le PAD et le COSEC depuis 2018 afin de mettre sur pied un dispositif tenant compte de toutes les contraintes de la filière anacarde, adressant donc les différents maillons de la chaîne de manière cohérente. Il est donc heureux que nous ayons été approchés par le Ministère du Commerce il y a quelques jours car nous prônons le renforcement des synergies entre les différents départements en charge de la question. Le partenariat avec la Banque Agricole porte sur la filière horticole qui est tout aussi impactée autant du fait de la restriction des transports et aussi du fait qu’il n’y ait plus de grands évènements justifiant l’écoulement de la production. Il s’agit donc là d’un financement d’urgence de 1 Milliard de FCFA au profit des Niayes et de la Vallée du Fleuve Sénégal pour l’écoulement de la production d’oignons et de pommes de terre pour environ 20 000 tonnes qui risquent de pourrir si rien n’est fait pour les acheminer vers les grands centres de consommation de notre pays. Ces mesures montrent que la DER et ses partenaires sont résolument engagés aux côtés des entrepreneurs et nous ne cessons de nous concerter avec eux et de proposer des solutions visant à faciliter leur quotidien et les aider à être résilients pendant la crise, mais aussi au moment de relancer leurs activités au sortir de cette situation. Notre Nation doit sortir de cette crise plus forte. Cette dernière peut être  considérée comme une aubaine, pour enfin positionner nos produits locaux dans nos habitudes de consommation et contribuer à l’émergence de notre pays, grâce à un effort collectif.

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