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Développement de l’aquaculture: le MPEM mobilise l’ANA, le FONSIS, le BOS et l’OLAC.

Sous la présidence du Ministre des Pêches et de l’Economie maritime, le Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques (FONSIS), l’Agence Nationale pour l’Aquaculture (ANA), le Bureau Opérationnel de Suivi du Plan Sénégal Emergent (BOS) et l’Office des Lacs et Cours d’eau (OLAC) ont signé une convention relative au financement, à la conception et à la gestion de fermes aquacoles industrielles marine et continentale.
La cérémonie de signature qui a eu lieu ce mardi 11 mai 2021 a été l’occasion pour le ministre Alioune Ndoye de préciser : « Cette convention rentre dans le cadre de la mise en œuvre du projet phare « Développement Accéléré de l’Aquaculture », l’un des 27 projets phares du Plan Sénégal Emergent (PSE). Pour l’année 2021, l’objectif est de lancer les travaux de construction de la ferme continentale en vue de sa mise en service en début d’année 2022 pour une production à terme de 2.500 tonnes de Poisson-chat et la création de 1.000 emplois ».
Il s’agira ainsi à travers AQUAPOLES, la société d’exploitation créée à cet effet par le FONSIS, de développer :
▪ deux fermes, marine et continentale, d’une capacité totale de 10.000 tonnes à terme ;
▪ une industrie locale de production d’aliment de poissons, en collaboration avec les opérateurs industriels sénégalais.
Ainsi, la facilitation de l’accès des fermes familiales et communautaires à des intrants de qualité et à moindre coût favorisera le développement de la filière.

Dr. Tening SENE, Directrice Générale de l’ANA de commenter : « L’aquaculture est inscrite parmi les 27 projets phares du PSE avec une ambition de développer une aquaculture compétitive en mesure de nourrir les sénégalais à hauteur de 10 % des volumes de pêche totaux. Selon le PAP 2A élaborée pour la relance économique l’aquaculture devrait jouer un rôle important dans la souveraineté alimentaire et elle est récemment repositionnée lors du Conseil des ministres du 31 mars 2021 par le Président de la République comme un secteur pourvoyeur d’emplois pour les jeunes.
Le Directeur général de l’OLAC, Alioune Badara DIOP de rappeler que « L’aquaculture joue un rôle important dans la restauration et la gestion durable des ressources naturelles. OLAC dans sa gestion de la réserve du Ndiael, déjà approvisionnée en eau par le canal de Yetti Yoon qui prend sa source au niveau du Lac de Guiers et qui dispose d’une réserve foncière, a jugé important de soutenir le développement de l’aquaculture à travers l’appui à la mise à disposition de terres. A cet effet, une superficie de 1000 ha est déjà délimitée pour accueillir des ouvrages aquacoles de grandes envergures.

Pour le Directeur général du BOS, Ousseyni KANE : « la transformation structurelle de l’économie ne peut se faire que par une accélération, une diversification et une industrialisation de la production. L’aquaculture est un secteur inscrit parmi les 27 projets phares moteurs de croissance dont la mise en œuvre est sous la supervision du BOS. L’opérationnalisation du projet phare « Développement accéléré de l’aquaculture » contribue à la sécurité alimentaire et au renforcement de la capacité de résilience des populations par la création d’emplois et de revenus durables.

Pour sa part, le Directeur général du FONSIS, Papa Demba DIALLO : « L’aquaculture repose essentiellement sur des fermes familiales, communautaires et privées artisanales, avec des méthodes de production peu performantes. C’est dans le but de développer la chaîne de valeur aquacole, conformément au projet phare « Développement Accéléré de l’Aquaculture » du PSE, que nous avons entrepris ensemble de structurer ce projet. La société AQUAPOLES créée par le FONSIS contribuera à asseoir un écosystème favorable à l’industrialisation de la filière aquacole, et à l’augmentation de la production dans un cadre de rentabilité financière pour les producteurs familiaux et communautaires ».

Le ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Monsieur Alioune NDOYE a rappelé dans son allocution que son département, à travers l’ANA, s’engage à apporter une dotation de 1 milliard FCFA au projet pour renforcer son attractivité et faciliter le passage à grande échelle et l’arrivée d’investisseurs privés nationaux et internationaux.

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