Commande publique/Achats Publics Durables (APD) : «2.500 voire 3.000 milliards FCFA sont dépensés dans la commande publique » (Saër Niang, DG ARMP)

Une étude d’une mission d’élaboration de propositions juridiques pour la promotion des Achats Publics Durables (APD) commandité par l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) en partenariat avec le ministère de l’Environnement et du Développement durable, a restitué ses résultats, ce 6 mai. Il s’agit d’avoir des dispositions pratiques favorables à l’environnement, il s’agit aussi d’avoir un souci sur le progrès social et enfin s’intéresser à la question du développement économique. Autrement dit, la commande publique doit amener à mieux acheter, mieux consommer (produit durable) et mieux jeter (recyclage) au plan environnemental. Au plan social, il faut que les acquisitions soient réaménagées pour favoriser la création d’emplois.

Le rôle de la commande publique fait ressortir l’étude, en ce sens qu’elle influe la qualité des acquisitions, contribue au développement du secteur privé et à l’amélioration de la vie des populations et son impact est déterminant à ces différents niveaux. La mise en place des instruments et mécanismes permettant d’anticiper et de mitiger ses effets certains sur le développement durable demeure la principale recommandation de la mission d’élaboration de propositions juridiques pour la promotion des Achats Publics Durables (APD).

L’État du Sénégal est le plus grand acheteur. Il consacre une manne financière colossale dans la commande publique. Ces dépenses sont de l’ordre de 2.500 milliards FCFA et peuvent aller jusqu’à 3.000 milliards FCFA. L’étude d’une mission d’élaboration de propositions juridiques pour la promotion des Achats Publics Durables (APD) commanditée par l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) en partenariat avec le ministère de l’Environnement et du Développement durable, recommande pour une meilleure gestion de ces dépenses, la mise en place d’un outil stratégique et opérationnel à la disposition des acteurs, acheteurs et entreprises. La restitution des résultats de l’étude visant à faire vivre la commande publique dans le respect des nouvelles orientations et normes établies s’est faite, ce 6 mai, à l’institut de Régulation des Marchés Publics (IRMP).

Selon le Directeur général de l’ARMP, Saër Niang, le Sénégal fait partie des rares pays dont le taux d’absorption des crédits consacrés aux marchés publics oscille d’année en année, entre 95 et 99%. Il s’agit, pour le DG de l’ARMP de veiller à des préoccupations d’économie, de conformité, d’efficacité mais surtout de durabilité des produits et services. Un souci qui doit habiter en permanence l’acheteur public tout comme le fournisseur…

Partager



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *